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Province de l'Est, Mahama. Des réfugiés ayant fui les tensions pré-électorales au Burundi font la queue pour utiliser le service gratuit de recharge de mobile. Au premier plan, un collaborateur du CICR. Eastern Province, Mahama, refugee camp. Refugees line up behind an ICRC staff member for the free phone charging service. They fled from the pre-election tensions in Burundi. Site web du CICR, article, 20 juillet 2015. "Rwanda / Burundi : des appels gratuits pour aider les réfugiés à maintenir le contact" Face à l'arrivée massive de réfugiés burundais dans les centres d'accueil situés le long de la frontière avec le Burundi, le gouvernement rwandais a ouvert, en avril, un nouveau camp de réfugiés à Mahama, dans la province de l'Est. L'une des grandes préoccupations des réfugiés est de maintenir le contact avec leur famille et leurs amis restés au pays. À la fin de juin, le nombre total de réfugiés ayant fui les tensions pré-électorales au Burundi avait atteint des dizaines de milliers. Le gouvernement rwandais a décidé d'accorder automatiquement (prima facie) le statut de réfugié à toutes les personnes qui fuient le Burundi. Toutefois, un nombre indéterminé de réfugiés se sont rendus directement dans des zones urbaines, amenant les autorités à enregistrer ces réfugiés au niveau des agglomérations. Depuis que les réfugiés ont commencé à affluer dans le pays, le CICR et la Croix-Rouge rwandaise leur offrent des services de rétablissement des liens familiaux, principalement sous la forme d'appels téléphoniques. À ce jour, plus de 13 000 appels ont été passés, dont 8 551 ont permis aux membres de familles dispersées de rétablir le contact ou d'échanger des nouvelles. L'une des principales difficultés auxquelles se heurtent les organisations humanitaires est la protection des enfants non accompagnés ou séparés de leur famille, qui sont très nombreux. Jusqu'à présent, environ 945 mineurs non accompagnés ont été enregistrés. Dans le cadre de leur travail, les équipes du CICR et de la Croix-Rouge rwandaise se sont rendu compte que de nombreux réfugiés – environ un millier – possèdent un téléphone portable, mais ne peuvent pas l'utiliser pour diverses raisons : pas d'accès au réseau mobile rwandais, plus de crédit de communication ou pas de possibilité de charger la batterie. Permettre aux réfugiés d'utiliser leur téléphone Pour répondre à ces besoins, le CICR a mis au point un projet visant à permettre aux réfugiés burundais de maintenir le contact avec leurs proches en utilisant leur propre téléphone. Une entreprise locale de télécommunication, MTN Rwanda, a soutenu le projet en faisant don de 10 000 cartes SIM toutes dotées d'un crédit de 500 francs rwandais (RWF). La société met aussi à disposition du personnel pour enregistrer et activer les cartes SIM individuellement. De plus, le CICR finance un crédit supplémentaire unique de 1 000 RWF pour chaque carte SIM. Le manque d'électricité, problème de taille dans le camp de réfugiés et aux alentours, est l'un des principaux obstacles à l'utilisation des téléphones. Pour permettre aux réfugiés de charger leur portable, le CICR a monté un petit projet, « Kiosque solaire pour mobiles », qui permet de charger 20 appareils simultanément. Cette solution pratique et durable pourrait servir d'exemple dans d'autres situations. La priorité est donnée aux mineurs non accompagnés qui souhaitent parler à leurs proches restés au Burundi, ainsi qu'aux parents à la recherche de leurs enfants. Les bénéficiaires affirment que le service gratuit de recharge de mobile les aide à nourrir convenablement leur famille. En effet, sans cela, ils seraient forcés de vendre une partie de l'aide qu'ils reçoivent pour couvrir leurs frais de téléphonie, que ce soit pour la recharge des batteries ou l'achat de cartes SIM. Chaque jour, 50 à 60 téléphones en moyenne sont chargés au kiosque. À ce jour, environ 950 cartes SIM ont été distribuées et plus de 650 réfugiés ont bénéficié du service gratuit de recharge. ICRC website, Article, 15 July 2015. "Rwanda / Burundi: Free phone calls help refugees stay in touch " A surge in arrivals of Burundian refugees in reception centres near the Rwanda-Burundi border prompted the Rwandan government in April to open a new refugee camp in Mahama, Eastern Province. A major concern for the refugees is keeping in touch with friends and loved ones left behind. By the end of June, the total number of refugees fleeing from pre-election tensions in Burundi had reached tens of thousands. While the Rwandan government has declared prima facie (automatic) refugee status for those fleeing from Burundi, an undetermined number of refugees headed straight to urban areas, such that the authorities have started to register these urban refugees at the village level. Since the beginning of the current influx, the ICRC and the Rwanda Red Cross Society (RRCS) have been offering the refugees restoring family links services, mainly through phone calls. To date, in excess of 13,000 phone calls have been made, more than 8,551 resulting in restored family contacts and/or exchange of family news. One of the key challenges facing humanitarian organizations is protection for the high number of unaccompanied and separated children. To date, some 945 unaccompanied minors have been registered. In offering phone call services, the ICRC and the RRCS realized that many refugees – as many as a thousand – have their own phones but cannot use them for a variety of reasons, including no access to the Rwandan mobile network, no airtime and no means of charging their phones. Enabling refugees to use their phones Responding to these needs, the ICRC has developed a project aimed at enabling Burundian refugees to get in touch with their loved ones by using their own phones. MTN Rwanda, a local telecommunications company, has lent support to the project with the donation of up to 10,000 SIM cards, each pre-loaded with 500 RWF (Rwandan francs) of airtime. The company is also providing personnel to register and activate the SIM cards individually. In addition, extra airtime – a one-time top-up of 1,000 RWF to each SIM card – is being purchased by the ICRC. A lack of electricity is a major problem within and close to the refugee camp and particularly hinders phone use. To enable the refugees to charge their own phones, the ICRC has set up a small project, 'Mobile Solar Kiosk' (which allows the charging of 20 phones at a time), to demonstrate a more sustainable, practical alternative that could also serve as an example in other situations. Priority is given to unaccompanied children who wish to talk to family members in Burundi, and to parents looking for their children. Those benefiting from the free phone charging service testify that it is helping them to ensure food security for their families who otherwise are forced to sell part of their received assistance in relation to mobile phone expenses, whether phone charging or purchase of SIM cards. An average of 50 to 60 phones are being charged by this free service every day. To date, about 950 SIM cards have been distributed and more than 650 refugees have benefited from the free phone charging service.

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