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Sanaa, hôpital Al-Kuweit. Réservoirs d’oxygène. Sana'a, Al-Kuweit Hospital. Oxygen tanks. L’hôpital ne peut plus produire et remplir ses propres réservoirs d’oxygène, qui sont vitaux pour plusieurs patients. Pour le moment, ils arrivent à les trouver à l’extérieur de l’hôpital, mais cela ne sera suffisant que pour un mois. Site web du CICR, communiqué de presse du 30 avril 2015 : « Yémen : un système de santé mis à mal et des pénuries alarmantes. Le système de santé du Yémen a été mis à rude épreuve par un mois de frappes aériennes et de combats. Le pays connaît par ailleurs d'importantes pénuries de biens de première nécessité, tels que vivres et carburant. Les restrictions à l'importation n'ont fait qu'aggraver la situation. L'équipe chirurgicale du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ainsi que l'ensemble du personnel local et des patients ont dû être évacués de l'hôpital Al-Joumhouria, à Aden, l'établissement s'étant retrouvé à faire office de ligne de front au cœur des combats. « Nous sommes choqués par le manque de respect démontré par les parties au conflit envers l'hôpital, une structure de santé clairement neutre », a déclaré le chef de la délégation du CICR au Yémen, Cédric Schweizer. « Cela ne devrait jamais se produire, et en aucun cas les hôpitaux ne devraient être pris pour cible ou utilisés à des fins militaires. Notre équipe travaillait dans cet hôpital depuis trois semaines, mais au vu des risques encourus par l'ensemble des patients et du personnel, l'établissement a finalement dû être évacué. » Chaque matin, de longues queues se forment aux stations essence de la capitale Sanaa, et la situation est identique partout ailleurs dans le pays. La pénurie de carburant vient s'ajouter à celle d'eau et d'électricité. « Nous nous heurtons à d'énormes difficultés logistiques dans nos efforts pour faire en sorte que l'hôpital reste opérationnel », déclare Issa Alzubh, directeur de l'hôpital Al-Koweït de Sanaa. « Nous commençons à manquer de carburant. Nos ambulances ne sont plus en mesure de transporter des patients. Et seule la moitié de notre personnel peut venir au travail, les bus de l'hôpital ayant cessé de rouler. » Un médecin-chef du service des urgences de l'hôpital Al-Koweït, Zine El Abidine, explique que la grave pénurie de fournitures essentielles dans les hôpitaux est due à l'absence d'importations de biens de première nécessité. « Nous avions notre propre usine de production d'oxygène, mais la production s'est arrêtée par manque de pièces de rechange et de maintenance. Nous dépendons à présent des bouteilles d'oxygène fournies de l'extérieur. Et que se passera-t-il quand il n'y en aura plus ? » Le CICR reste en contact avec les principales structures de santé du pays qui s'emploient à stabiliser, soigner et acheminer les blessés jusqu'à l'hôpital. À ce jour, le CICR a fourni du matériel de pansement, des liquides pour perfusion, des brancards, des béquilles et des médicaments à plus de 15 hôpitaux dans les gouvernorats de Sanaa, Saada, Marib, Taïz, Aden, Abyan et Al-Dhale. Trois grands hôpitaux à Saada, Abyan et Aden ont par ailleurs été approvisionnés en carburant. » The hospital can no longer produce and fill its own oxygen tanks, vital for many patients. For now, they manage to find it externally, but this will suffice for a month only. ICRC website, news release, 30th April 2015: “Yemen: Health system crippled, fuel shortage alarming. After a month of airstrikes and fighting, Yemen's health system is struggling to cope and there are severe shortages of essential items especially food and fuel. Import restrictions have made the situation worse. The surgical team from the ICRC and all local staff and patients were forced to evacuate Aden's Al Jamhouria hospital when the building itself became a front line in the fighting. "We are shocked by the lack of respect for the hospital, as a neutral health facility, by the fighting parties", said the head of the ICRC delegation in Yemen, Cedric Schweizer. "Under no circumstances should this be happening, and under no circumstances should hospitals be targeted or used for fighting purposes. Our team had been working in that hospital for three weeks but, after all the patients and staff were put at risk, the hospital had to be vacated." Every morning in the capital, Sana'a, there are huge queues at gas stations. The situation is similar across the country. This comes on top of water and electricity shortages. "We are facing tremendous logistical difficulties in trying to keep this hospital working," said the head of Al Kuwait Hospital in Sana'a, Issa Alzubh. "We are running out of diesel. Our ambulances can no longer transport patients. Only half of our staff can come to work as the hospital buses have stopped running." A senior doctor in Al Kuwait's emergency unit, Zine El Abidine, said the severe shortage of lifesaving supplies in hospitals was due to the lack of essential imports. "We used to have our own oxygen factory, but now production has stopped as maintenance and spare parts can no longer be brought in. So now we are relying on oxygen cylinders from outside. And when they run out, then what?" The ICRC has maintained contact with key health facilities around the country which stabilize, treat and transfer the wounded to hospital. To date, the ICRC has provided dressing materials, IV fluid, stretchers, crutches and medication to more than 15 hospitals in Sana'a, Saada, Maareb, Taiz, Aden, Abyan and Al Dhalea provinces. Fuel was also supplied to three main hospitals in Saada, Abyan and Aden.”

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