Depuis le 6 février, le Comité international de la Croix-Rouge, en collaboration avec le Ministère de l’élevage et des productions animales a lancé à Bol, ville à proximité du lac Tchad, une grande campagne de vaccination des petits ruminants contre la PPR (Peste ovine) et la clavelée.

C’est la quatrième année que le CICR met en place cette campagne de vaccination. Cette fois-ci, environ 400 000 têtes de petits ruminants seront vaccinées, et 10% d’entre elles seront également traitées contre la distomatose.

Pourquoi vacciner le bétail ?

En réduisant les risques d’épidémie, le CICR permet à la communauté pastorale de conserver sa principale source de revenus : son bétail. Pris au piège entre le conflit et la sécheresse, les éleveurs sont bien conscients que la vaccination est aujourd’hui le meilleur moyen de conserver son cheptel et donc, sa source de revenus.

Dans la région Sahélienne, la vaccination du bétail est une action importante du CICR. Elle s’intègre dans les activités de Sécurité économique, activités qui permettent aux victimes des conflits de recevoir un soutien de la part du CICR, afin de conserver une source de revenus, même en temps de conflit ou de violence.

Renforcer la résilience des éleveurs

Au fil des campagnes de vaccination, de plus en plus d’éleveurs viennent faire vacciner leur bétail. En moyenne, le CICR vaccine un million de têtes de bétail dans la province du Lac, par an. En 2019, ce sont quelque 20 000 ménages, soit 120 052 personnes qui ont pu tirer bénéfice de la vaccination, et ainsi, conserver leurs animaux en bonne santé et ainsi, conserver leur source de revenus.

Anne-Hélène Mahé